Portulans

Je me penche sur les cartes portulans qui, du XIIIe au XVIIe siècle, ont fixé les images du monde à partir de la parole des navigateurs, des voyageurs et des écrivains. Images lacunaires nourries de mots et de récits, et qui font du monde une invention bâtie sur des témoignage partiels, fragmentaires, falsifiés parfois ou contraint par le dogme ou la croyance.

Représentations de représentations, elles sont pourtant les images vraies du monde tels qu’il pouvait être vécu en mer et vers les terres, proches ou lointaines, de l’Europe.

Je comprends que la peinture relève pour moi de cette cartographie : un plan, ou s’agrègent les états du monde connu, ouvert à la falsification.

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